Changement de blog.

 Changement de blog.
Besoin de renouveau et d'air frais.
Je suis là, désormais.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 16:30

Mal, je ne croyais n'être que mon ombre. C'est aujourd'hui que je me rends compte de l'inverse. Maladive à la simple idée d'être plus ou moins stable. Est-ce la peur de tout perdre qui me tiraille les entrailles ..?

Assise là, seule et si entourée.
La pluie se dégorgeait dans Paris mais elle ne cillait pas, elle restait assise au milieu du pont et des passants. Son regard était si creux et si noir. Rien n'en sortait. Sauf peut-être de la haine pour ceux qui l'entouraient. Elle aurait voulu leur crier que leur vie ne valait rien, qu'eux non plus n'étaient rien. Elle aurait voulu leur raconter son histoire. Toucher leurs âmes, devenus insensible à l'usure du temps, avec le caractère abrupt de ses mots.
Cependant, elle n'a plus la force. Regardez la, cela se lit dans ses yeux. Elle n'a plus d'espoir, plus qu'une envie. Celle d'en finir. Celle de trouver un dernier effort pour se lever et sauter du Pont Neuf. Ce pont où elle passe ses nuits et ses journées, jusqu'à ce que quelqu'un vienne la chercher. Elle aime et abhorre cet endroit pour les mêmes raisons. L'indifférence. Ici, personne ne la regarde, tous ignorent qui elle est et pourquoi elle est ainsi. Ici, Gaïa n'est qu'une inconnue perdue dans l'immensité, aussi normale et marginale que tous.
La pluie s'abat sur elle comme le monde s'est un jour écroulé sur ses épaules. Elle s'en fiche, ce n'est que du palpable, la pluie. Elle n'aime pas ça, elle ce qu'elle adore ce sont les choses qu'on ne peut voir à l'½il. L'amour ? Non. Elle en a trop souffert pour savoir que cela n'apporte rien de plus que des désillusions. Non, ce qui l'intrigue et l'émeut se sont les blessures secrètes. Celles dont tout le monde a du mal à parler parce que ça touche quelque chose de trop sensible.
Elle, des blessures intérieures elle n'a que ça. Sous cette pluie fine, elle brûle. Toute son âme est un vague incendie, toute sa vie est une braise qu'on ne peut s'empêcher de réveiller. D'où son gout pour l'eau. *
Bientôt, oui. Il en sera fini d'elle, elle sautera de ce pont qu'elle a trop vu sans jamais vraiment le regarder. Et elle sera en paix. Enfin.
Mal, je ne croyais n'être que mon ombre. C'est aujourd'hui que je me rends compte de l'inverse. Maladive à la simple idée d'être plus ou moins stable. Est-ce la peur de tout perdre qui me tiraille les entrailles ..?

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 18:38

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 04:26

Et puis, vive le train.


(Je suis absolument affreuse sur cette photo, je la changerai vite, très vite)

Nous pourrions donner à ce texte une teneur mélancolique. Nous pourrions se souvenir du meilleur et laisser le pire de coté. Ou l'inverse. Mais ce soir, je n'ai pas la tête à ça. Non vraiment, ce soir je suis mal. Parce que la rentrée est dans quelques jours, vendredi pour ma part. Mais aussi, parce que voila. Ils ne sont plus là.

A cette heure-là qu'aurais je fais ? Je jouerai aux cartes en buvant de la vodka, j'aurai fini de manger et nous serions parties fumer une clope, nous rentrerions sur Lyon, nous serions à table tous ensemble. Qu'importe ce que j'aurai fais dans le fond. J'aurai été entourée de gens à rire, rire et rien d'autre. Je serai crevée avec vous, mais je m'en fiche. Parce qu'après, nous serions aller boire dans le jardin dans ses shots à glace bleu, au bar avec Davide qui n'a jamais accepté de nous servir plus d'un verre par "majeur" (pensée pour ma Jane) ou bien autour d'une bouteille boulevard Anatole France.
Si l'on s'amusait à les compter, ses bouteilles on arriverait vite à un nombre que l'on souhaiterait taire alors parlons du reste. Des chansons que nous avons écoutées ( Renan Luce, The John Butler Trio, c'est pour la petite bourgeoisie et toutes les autres), des projets que nous avons eus, de l'amour que nous avons partagés, des fous rire à plusieurs. Toutes ses futilités qui m'ont fait vous aimer plus encore.Oui, voila. C'était un été où j'ai aimé. Vous et vous autres.

Assise derrière mon ordinateur, cachée par mon blog, je ne sais plus quoi dire. Mes mots ne sonnent plus, mon texte ne ressemble pas aux autres, et pourtant j'ai le sentiment que jamais plus je ne pourrai vous crier que je vous aime. Alors non vraiment ce soir, je ne veux pas entrer dans les clichés. Je me contenterai d' exclure de ce monde tous ceux qui n'ont pas été là.

A très bientôt; dans un train ,sur Paris, à Lyon ou Marseille.
Et puis, vive le train.

# Posté le dimanche 31 août 2008 14:10

Modifié le lundi 01 septembre 2008 10:44

J'aurai voulu que tu m'aimes. Plus que mon égoïsme et mon orgueil n'a jamais su te le dire. Il n'y avait que de ça dont j'avais besoin. Les autres, je m'en fichais. C'était toi, toi et rien que toi. Tu n'as pas su voir. Tu m'as émietté sans le savoir. Je voudrais tout rayer, faire comme si tu n'avais rien été pour moi. Mais je ne peux pas. Aime-moi, une fois, rien qu'une fois.

J'aurai voulu que tu m'aimes. Plus que mon égoïsme et mon orgueil n'a jamais su te le dire. Il n'y avait que de ça dont j'avais besoin. Les autres, je m'en fichais. C'était toi, toi et rien que toi. Tu n'as pas su voir.  Tu m'as émietté sans le savoir. Je voudrais tout rayer, faire comme si tu n'avais rien été pour moi. Mais je ne peux pas. Aime-moi, une fois, rien qu'une fois.


Je l'aimais d'un amour si fort que ma haine pour elle était spectaculaire. Elle passait de cette fille que j'adulais à une vulgaire pute que je traitais comme une chienne. Je lui aurai couper les mains, la langue, les jambes et je l'aurai laisser crever ainsi; j'aurais pu de nombreuses fois lui ouvrir le ventre et la regarder se faire manger par les loups. J'étais un monstre sanguinaire, une ogresse avide de chair, un psychopathe à sang froid se régalant du malheur des autres.

Mais il y avait son regard. Ce regard peiné qu'elle me lançait, doucement humides et implorants. Elle n'avait pas besoin de parler, son regard lui pardonnait tout. D'elle à moi, tout recommençait. Nous repartions dans une folle course où celle qui gagnerait serait celle qui détruirait le plus l'autre.

Cutter en main, ma chair devenait la sienne le temps d'un court instant. Je la tiraillais, la laissait se dégorger. Cette peau qui pleurait, c'était ses coups que je n'avais pu lui donner, ma haine assoiffée qui s'abreuvait enfin. La lame frottait ma peau, la caressant tout d'abord et allant jusqu'à en découper les dessous. Soulagement, de ne plus rien sentir. Sentiment de plénitude, mieux qu'un shoot.

# Posté le jeudi 21 août 2008 17:22

Modifié le jeudi 21 août 2008 19:50

Je voudrais souffler sur une poignée de feuilles d'or, qu'elles aillent s'envoler dans des coins où la vie est si sombre que l'espoir y est mort depuis longtemps.

Je voudrais souffler sur une poignée de feuilles d'or, qu'elles aillent s'envoler dans des coins où la vie est si sombre que l'espoir y est mort depuis longtemps.
Je me noie, m'écorche, me brûle, m'écume. Ne cherchez pas à me sauver, je ne veux pas remonter. Je me complais, là ici-bas. Elle me tenait compagnie, mais accrochée à une encre, elle est remontée.


Désormais, elle voudrait retrouver ses ailes en elle, mais elle a trop peur. La faute à un passé qui l'a trop fait souffrir. Elle devrait avancer, sans se retourner. Elle devrait oublier, mais elle ne peut pas. Pourtant, c'est fini. Elle a réussi a tirer un trait dessus. Elle y a perdu, mais face à la vie on y regagne qu'en y perdant. Elle, c'était son écriture contre un peu de répit. Cependant, le temps s'est égrainé et elle réclame son dû désormais. Elle veut l'écriture, le répit et cette elle pour vivre.

Vivre.

Ce mot qui fait vibrer vos cordes vocales, encense nos c½urs, émoustille notre corps. Il danse dans nos palets sur un air de tango argentin, s'enroule dans la fumée, se dévoile dans un orgasme, se retrouve dans le pétillement d'un ½il charmeur, dans une silhouette charnelle.
Parfois, il se cache, danse sous notre nez et s'envole avec un rire gras dans un corps diabolique. Il était angélique, il devient vénéneux. Il vous pique et vous en ôte hôte assez pour voir ce qu'il vous manque.

Vous étiez acteur, vous devenez spectateur. Abject spectacle. Les gens rient à gorges déployés et vous, vous subissez. Vous courez après ce verbe, à la recherche de votre came. Vous courez tellement que vous l'avez dépassé mais il est déjà trop tard quand vous vous en rendez compte. Vous allez dans l'autre sens, mais la Mort vous attrape déjà et Vivre vous salue, un sourire ironique accroché dans ses voyelles.

# Posté le mardi 12 août 2008 18:07

Modifié le dimanche 17 août 2008 18:43