Je me noie, m'écorche, me brûle, m'écume. Ne cherchez pas à me sauver, je ne veux pas remonter. Je me complais, là ici-bas. Elle me tenait compagnie, mais accrochée à une encre, elle est remontée.
Désormais, elle voudrait retrouver ses ailes en elle, mais elle a trop peur. La faute à un passé qui l'a trop fait souffrir. Elle devrait avancer, sans se retourner. Elle devrait oublier, mais elle ne peut pas. Pourtant, c'est fini. Elle a réussi a tirer un trait dessus. Elle y a perdu, mais face à la vie on y regagne qu'en y perdant. Elle, c'était son écriture contre un peu de répit. Cependant, le temps s'est égrainé et elle réclame son dû désormais. Elle veut l'écriture, le répit et cette elle pour vivre.
Vivre.
Ce mot qui fait vibrer vos cordes vocales, encense nos c½urs, émoustille notre corps. Il danse dans nos palets sur un air de tango argentin, s'enroule dans la fumée, se dévoile dans un orgasme, se retrouve dans le pétillement d'un ½il charmeur, dans une silhouette charnelle.
Parfois, il se cache, danse sous notre nez et s'envole avec un rire gras dans un corps diabolique. Il était angélique, il devient vénéneux. Il vous pique et vous en ôte hôte assez pour voir ce qu'il vous manque.
Vous étiez acteur, vous devenez spectateur. Abject spectacle. Les gens rient à gorges déployés et vous, vous subissez. Vous courez après ce verbe, à la recherche de votre came. Vous courez tellement que vous l'avez dépassé mais il est déjà trop tard quand vous vous en rendez compte. Vous allez dans l'autre sens, mais la Mort vous attrape déjà et Vivre vous salue, un sourire ironique accroché dans ses voyelles.